Des mandats de perquisition décernés par un juge d’instruction bruxellois ont été exécutés dans la journée de mardi, dans le cadre d’investigations visant à démanteler un important trafic d’armes, dans la capitale. Le bilan de l’opération est lourd: 374 armes, des munitions et des grenades saisies, dix personnes interpellées et surtout, un commissaire de police inculpé et placé sous les liens d’un mandat d’arrêt !

Selon Eric Van Duyse, directeur de la communication du parquet fédéral belge, 16 perquisitions ont été menées, à Watermael-Boitsfort, Waterloo, Braine-l’Alleud, Braine-le-Comte, Laeken, Auderghem, Lasne, Ath, Verviers et Tubize. Elles ont visé le commissaire de police M. D.B., de la zone de Bruxelles-Capitale-Ixelles, la plus importante du pays, ainsi qu’un armurier et des particuliers. “Au total, 374 armes ont été saisies pour examen, ainsi que 400 kilos de munitions et des véhicules, dont certains de luxe, qui pourraient avoir servi à commettre les infractions ou être le bénéfice tiré de la commission des infractions”, commente M. Van Duyse.

Dix personnes ont été interpellées, dont “cinq ont été mises à la disposition du magistrat instructeur”. Selon le parquet fédéral, des auditions doivent encore être menées aujourd’hui, mercredi.

Le contexte de cette enquête fédérale est étranger au terrorisme ou au grand banditisme. “On évolue plutôt dans le milieu des collectionneurs et des passionnés, mais il est aussi suspecté que des armes se soient perdues…” C’est donc essentiellement la légalité de la détention de ces armes, leur nature et leur destination qui sont visées par l’enquête.