Ils ont par contre été acquittés pour la prévention de maltraitance animale. Les images d'infiltration réalisées par l'organisation de défense des animaux Animal Rights ont été déclarées irrecevables. Animal Rights avait enregistré des images en caméra cachée révélant des abus dans cet abattoir du groupe Verbist. On pouvait y voir la façon dont le bétail était gravement maltraité à Izegem. Les animaux étaient poussés dans un box avec des bâtons et recevaient des chocs électriques. Dans certains cas, ils ont été abattus sans anesthésie.

Le procureur avait demandé de ne pas exclure les images d'infiltration du dossier et réclamé une amende de 16.000 euros pour l'entreprise et une autre de 12.000 euros pour le gérant. Le juge a finalement acquitté l'abattoir et le gérant pour la prévention de maltraitance animale. Ils ont été condamnés à une amende de respectivement 8.000 et 4.000 euros pour des irrégularités de transport et des violations des règles d'hygiène.

Animal Rights envisage un appel contre le rejet des images de l'abattoir Verbist

L'organisation de défense des animaux Animal Rights envisage de faire appel contre la décision du tribunal correctionnel d'Ypres de déclarer irrecevables des images enregistrées en caméra cachée de l'abattoir Verbist d'Izegem montrant des maltraitances animales. "Cela reste le seul moyen de dénoncer les mauvais traitements infligés aux animaux dans les abattoirs", a justifié l'avocat Anthony Godfroid. Animal Rights avait enregistré des images en caméra cachée révélant des abus dans cet abattoir du groupe Verbist. On pouvait y voir la façon dont le bétail était gravement maltraité à Izegem. Les animaux étaient poussés dans un box avec des bâtons et recevaient des chocs électriques. Dans certains cas, ils ont été abattus sans anesthésie.

Le procureur avait demandé de ne pas exclure les images d'infiltration du dossier et réclamé une amende de 16.000 euros pour l'entreprise et une autre de 12.000 euros pour le gérant. Le juge a finalement acquitté l'abattoir et le gérant pour la prévention de maltraitance animale. Ils ont été condamnés à une amende de respectivement 8.000 et 4.000 euros pour des irrégularités de transport et des violations des règles d'hygiène.

"Nous sommes déçus", a réagi Anthony Godfroid, avocat de l'association Animal Rights. "Le procureur a demandé de ne pas rejeter les images, mais le juge a suivi la défense. Ce dernier a fait valoir que les images ont été obtenues illégalement et ne peuvent donc pas donner lieu à une condamnation. Mais les abattoirs n'ont pas de murs en verre. Ces méthodes sont le seul moyen d'exposer les crimes qui ont lieu à l'intérieur."

La responsable d'Animal Rights, Els Van Campenhout, s'est également montrée déçue. "Notre action civile a été déclarée recevable, mais nos images ont été rejetées, donc l'abattoir s'en tire à bon compte en matière de maltraitance animale. Nous envisageons maintenant de faire appel. Nous continuerons à faire campagne de cette manière car c'est le seul moyen de mettre fin à la souffrance animale", conclut-elle.