Ce trentenaire originaire du Limbourg n'avait pas d'antécédents judiciaires spécifiques. Il était néanmoins connu des autorités judiciaires dans le cadre de dossiers anciens. Le porte-parole du parquet de Bruxelles n'était pas en mesure de dire s'il avait déjà été condamné.

Lorsqu'il s'est dirigé lundi vers 13h30 vers les grilles du parlement, une patrouille de police, intriguée par son attitude suspecte, est intervenue alors qu'il s'apprêtait à lancer son engin incendiaire, de type cocktail molotov. L'engin a terminé sa course sur le trottoir. Des traces noires étaient toujours visibles mardi sur le sol.

Aucun blessé n’est à déplorer, seulement quelques légers dégâts à la voirie ont été constatés.

Le parquet de Bruxelles a immédiatement ordonné des devoirs d'enquête: perquisition au domicile du suspect, examen de son véhicule qui était stationnée dans les environs par le laboratoire de la PJ avec l’appui du service déminage de l'armée, examen des caméras de surveillance et audition de l'homme.

Aucun engin sensiblement dangereux pour la sécurité publique n’a été retrouvé en possession du suspect.

Des idées extrémistes

Des documents qu'il détenait laissent entendre qu'il nourrissait des idées extrémistes au niveau politique, qui ne reposent pas sur un fond religieux. On ne peut toutefois dire qu'il a agi selon une conviction politique déterminée.

"Lors de son audition, le suspect n’explique pas avoir agi au nom d’une idéologie particulière mais plutôt en représailles envers le monde politique responsable, selon lui, d’une mauvaise gestion de la crise sanitaire actuelle", a indiqué Denis Goeman, porte-parole du parquet de Bruxelles.

Le parquet fédéral, compétent en matière de terrorisme, a été avisé des faits. Il ne s'est pas, à ce stade du moins, saisi du dossier. Le dossier a été mis à l'instruction. Un juge néerlandophone devrait décider mardi après-midi, voire mercredi, des chefs d'inculpation retenus et de son placement éventuel sous mandat d'arrêt.