Ces derniers auraient activement traqué des prédateurs sexuels sur les réseaux sociaux afin de les piéger et les confronter. Les suspects, dont deux ont été interpellés, ont proféré des menaces et fait preuve de violence durant leur "chasse".

Les enquêteurs ont pu identifier les suspects grâce à un groupe Facebook privé qui appelait à poursuivre les pervers sexuels qui agissent sur les réseaux sociaux. Au total, neuf personnes (huit hommes et une femme âgés de 20 à 38 ans) ont été interpellées lors de 10 perquisitions menées de façon simultanée à plusieurs endroits en Flandre.

Au cours de ces perquisitions, un arsenal d'armes et de munitions a été découvert au domicile de deux des suspects. L'arsenal contenait neuf armes à feu illégales, quatre armes à feu enregistrées, sept fusils airsoft, huit poignards, deux poings américains et une matraque.

L'enquête devra établir si ces armes ont été utilisées dans le cadre d'infractions pénales. La police a également saisi de nombreux téléphones portables, ordinateurs et tablettes pour analyse.

L'enquête devra par ailleurs clarifier si les suspects ont déjà fait des victimes.

"'La chasse aux pédophiles' est un phénomène relativement neuf dans notre pays", a déclaré vendredi la police. "Les chasseurs attirent, via des forums de discussions, des pédocriminels présumés à un rendez-vous physique pour une confrontation. Chez nos voisins du nord, une telle chasse a déjà fait une victime mortelle."

La police insiste sur le fait qu'il n'est pas permis de se prendre pour des juges, même si l'on pense que ce que l'autre personne fait est interdit. "Quiconque soupçonne une personne de maltraiter des enfants doit le rapporter à la police", précise-t-elle.