La police suit actuellement 2.480 personnes d'extrême droite et 1.315 d'extrême gauche, selon le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem. "Les groupements, collectivités ou sites internet cités, tant d'extrême droite que d'extrême gauche, sont connus des services de police et de renseignement et leurs activités sont activement surveillées", a indiqué le ministre de l'Intérieur Pieter De Crem en réponse à une question de la députée fédérale Kattrin Jadin (MR). 

"L'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM) suit en permanence la situation et la menace. Leurs évaluations, tant à court que long terme, m'ont également été remises. Elles révèlent, entre autres, que les services observent effectivement une certaine virulence sur les médias sociaux de la part de groupes ou de personnes extrémistes ou terroristes de toutes sortes". Des groupes d'extrémistes qui tentent d'exploiter le sentiment de peur, d'insécurité et de frustration des gens en profitant de la crise sanitaire du Covid-19.

"La police suit actuellement douze groupements d'extrême droite et neuf groupements d'extrême gauche", révèle ministre de l'Intérieur. "La police suit 2.480 personnes liées à un ou plusieurs de ces douze groupements d'extrême droite et 1.315 personnes liées à un ou plusieurs de ces neuf groupements d'extrême gauche".