Henrieta Chovancova a accordé une interview à la VRT, dans laquelle elle revient sur la mort et l'arrestation polémique de son mari à l'aéroport de Charleroi le 23 février 2018. Ce soir-là, elle reçoit un appel de son beau-frère qui lui explique la situation, et lui apprend que son mari ne pourra pas la rejoindre à Bratislava le jour-même car il doit passer la nuit en cellule en Belgique. Le lendemain, elle apprend que son mari est dans un état critique à l'hôpital, et décide de le rejoindre en Belgique, où on lui explique que son mari est déjà en état de mort cérébrale. Quelques jours plus tard, il sera débranché de toutes les machines qui le maintenaient en vie.

" Je suis presque sûre qu'il est mort dans sa cellule ", a déclaré Henrieta Chovancova à la VRT, " Je ne pense pas qu'il soit mort d'une crise cardiaque, je pense qu'il a été étouffé par la police. La crise cardiaque n'était qu'une diversion pour garder tout secret ". Pour elle, les autorités belges cachent des choses, elle ne croit plus en la justice de notre pays, et remet en question les déclarations du ministre de l'intérieur de l'époque , Jan Jambon (N-VA). " Comment pouvez-vous le croire maintenant ? Un jour il dit ceci, le lendemain autre chose ". 

" J’ai perdu toute confiance dans le gouvernement belge. Tout le monde se protège, donc je n’avais pas d’autre choix que de faire ressortir ces images ", a-t-elle également ajouté, justifiant le fait que ses avocats ont dévoilé les images de l'arrestation deux ans après les faits. La veuve de Joseph Chovanec tenait en fait à relancer l'enquête: " Il ne se passait rien, l'enquête n'avançait pas et tout le monde protégeait tout le monde. C’était impossible pour moi. J'ai dit à mes avocats qu'il était temps d'aller vers la presse. Je ne voulais bien évidemment pas montrer tout ceci au monde entier sur toutes les chaînes de télévision. Mais je n’avais pas d’autre choix".

Henrieta Chovancova sait pertinemment que tout cela ne lui rendra pas son mari, mais espère éviter le même drame à d'autres familles: " Rien ne peut le ramener, mais peut-être que quelqu'un d'autre sera sauvé de ces bêtes ".