Vendredi soir, le Conseil supérieur de la justice a tranché.

Il a nommé Pierre Vanderheyden comme nouveau procureur général de Liège.

C’est une demi-surprise dans la mesure où M. Vanderheyden travaille actuellement déjà au parquet général de Liège et assurait très régulièrement la fonction de "PG" lorsque Christian De Valkeneer était absent.

Pierre Vanderheyden a entamé sa carrière professionnelle en 1985 comme avocat au barreau de Huy. En 1991, il a été nommé substitut du procureur du Roi au parquet de Dinant.

Il a ensuite rejoint le parquet général de Liège où il a successivement exercé les fonctions de substitut du procureur général (1999), avocat général (2002) puis premier avocat général (2015).

Pierre Vanderheyden est un pénaliste averti qui a une connaissance approfondie de toutes les facettes du ministère public tant sur les plans opérationnel et stratégique que de la politique criminelle.

Depuis 2004, il s’est vu confier de nombreuses tâches à finalités stratégiques et conceptuelles au sein du parquet général de Liège.

Il a été l’adjoint direct du précédent procureur général, Christian De Valkeneer, et a fait partie de son comité de direction. À ce titre, il l’a assisté dans la direction, l’organisation et la gestion quotidienne du parquet.

Le Roi (le ministre de la Justice) dispose d’un délai de 50 jours pour confirmer la présentation du CSJ.

La mission du collège des procureurs généraux est, notamment, d’élaborer une politique criminelle et de conseiller le ministre de la Justice sur des dossiers qui concernent le ministère public.

Le mandat de procureur général a une durée de cinq ans, renouvelable une fois.

Le collège des procureurs généraux est constitué de cinq procureurs généraux et du procureur fédéral, Frédéric Van Leeuw. Chaque procureur a une mission particulière. Celle du procureur de Liège (et donc bientôt Pierre Vanderheyden) concerne la criminalité contre les personnes, la traite et le trafic des êtres humains, la criminalité liée aux stupéfiants et le droit social, en particulier la criminalité sociale et la fraude à la législation sociale.