Le premier dossier sera jugé le 4 novembre. Le deuxième procès, avec deux accusés, se tiendra en 2020.

Les trois défenses l’avaient dit au cours de l’audience préliminaire de la cour d’assises de Bruxelles : il n’y a aucun lien entre le dossier Fabien Neretsé et le dossier Emmanuel Nkunduwimye-Ernest Gakwaya. Elles avaient demandé une disjonction. Mercredi, la cour d’assises les a suivis, estimant que le seul lien est que les faits ont été commis au Rwanda à la même époque.

En conséquence, le seul Fabien Neretsé (62 ans) sera jugé à partir du 4 novembre. Son procès devrait durer 6 semaines.

Ce haut fonctionnaire originaire de Ruhengeri était considéré comme un homme d’influence sous le régime Habyarimana. Avant son arrestation en 2011 à Angoulême où il s’était réfugié, il faisait l’objet d’une plainte en Belgique pour l’assassinat de Claire Beckers et de sa famille. Cette Belge de 47 ans, son mari Isaïe Bucyana et leur fille Katia, âgée de 18 ans, ont été tués à Kigali trois jours après le début du génocide rwandais, le 9 avril 1994.

Se sentant menacée, la famille avait tenté de fuir sa maison et de rejoindre le contingent des Nations unies. La famille avait été arrêtée à un barrage par des hommes en armes dirigés par un officier. La famille Beckers a été fusillée. Martine Beckers, sœur de Claire Beckers, s’est beaucoup mobilisée pour faire éclater la vérité sur la mort de sa sœur.

Le parquet fédéral estime que Fabien Neretse, qui habitait sur la même colline, les aurait dénoncés et serait impliqué dans d’autres assassinats. Il aurait exercé des responsabilités au sein des Interahamwe.