Les débats se poursuivront ensuite les 18 et 19 novembre avec le réquisitoire et les plaidoiries, a précisé Me Alex Château, l'avocat de Stéphane Bleus. Ce dernier, surnommé le "Madoff belge", est prévenu pour une importante escroquerie estimée à au moins 10 millions d'euros. La chambre du conseil de Bruxelles avait ordonné, en novembre 2018, le renvoi en correctionnelle de Stéphane Bleus et de Xavier Barnich pour faux, usage de faux, escroquerie, exercice illégal d'intermédiaire financier, blanchiment d'argent et infractions liées à l'état de faillite. La chambre des mises en accusation avait ensuite confirmé cette décision en octobre 2019.

Stéphane Bleus est soupçonné d'avoir mis en place une vaste escroquerie de type "pyramide de Ponzi". Il s'agit de proposer à des investisseurs des rendements mirobolants et d'utiliser les fonds des derniers investisseurs pour verser le taux d'intérêt promis aux premiers.

Le système fonctionne tant que la pyramide grandit et qu'il y a régulièrement de nouveaux investisseurs. A défaut, il s'écroule et ce sont les derniers investisseurs qui perdent tout. Ce système avait notamment été utilisé par l'homme d'affaires new-yorkais Bernard Madoff, considéré comme l'auteur de la plus grande escroquerie financière que le monde ait connu.

Dès 2004, Stéphane Bleus était parvenu à créer un réseau important de clients, notamment après s'être habillement introduit dans le milieu de la bourgeoisie catholique et de l'aristocratie belges.

Dix ans plus tard, en 2014, son système s'était écroulé et il avait pris la fuite avant d'être retrouvé chez un ami qui le cachait, à Anvers.