Le procès de Yacine B., l'homme de 44 ans prévenu pour neuf viols, attentats à la pudeur et faits de menaces sur une période infractionnelle allant de juillet 2016 à son arrestation en novembre 2019 s'est ouvert jeudi matin devant le tribunal correctionnel de Bruxelles. Il est partiellement en aveux. 

Entendu sur les faits qui lui sont reprochés, il a reconnu trois viols de jeunes filles, à savoir ceux pour lesquels des preuves ADN ont été relevées. Il a toutefois nié avoir utilisé un couteau comme arme de menace, faisant valoir qu'il ne s'était jamais montré violent. 

L'audience s'est ouverte avec la présentation des différentes victimes et des faits qu'elles ont dénoncés. Un modus operandi ressort des dépositions et éléments portés au dossier. Quand il terminait tard son service à la Stib, où il était chauffeur de bus, il dormait chez ses parents à Ixelles. Sur sa route depuis le dépôt Delta, il aurait ramassé plusieurs jeunes filles, souvent alcoolisées, en se faisant passer pour un taxi.

Sous les questions du président du tribunal, le prévenu a reconnu avoir "abusé et profité", mais sans faire usage de violences physiques pour les contraindre. "Jamais je n'ai levé la main", a-t-il souligné. Il a aussi nié avoir contraint des victimes sous la menace d'un couteau. "Peut-être que j'ai insisté avec certaines filles, mais pas en prenant un couteau", selon ses mots.

Interrogé par les différentes parties sur chacune des plaintes portées au dossier, il a avoué trois viols pour lesquels des preuves ADN avaient été recueillies. Il s'agit du plus ancien abus sexuel au dossier en date du 28 juillet 2016 où une fellation et un viol sont dénoncés, d'un viol commis en juillet 2018 sur une jeune fille inconsciente qu'il avait ramenée chez lui et de la dernière plainte d'une étudiante de l'Université libre de Bruxelles (ULB) qui, après une activité de baptême, s'était endormie à l'arrière de son faux taxi. Le prévenu l'avait alors ramenée à son domicile près de La Louvière.

"Il a reconnu que ces relations n'étaient pas réellement consenties, donc il a reconnu le viol", a précisé son avocat après l'audience, Me Philippe De Keyser.