L’État belge ne se voit pas contraint en fin de compte de rapatrier 10 enfants de combattants étrangers sous la bannière du groupe terroriste État islamique (EI). L’appel des parents d’enfants sous l’EI a été rejeté. 

Les combattants, tous originaires d’Anvers, ont demandé en 2019 que leurs 10 enfants, tous de moins de 10 ans, soient rapatriés. Ceux-ci, âgés de six mois à sept ans, sont bloqués dans des camps au nord de la Syrie. 

Le 11 décembre 2019, le juge des référés avait estimé que le gouvernement devait fournir une assistance consulaire aux enfants ainsi que leurs documents leur permettant de revenir en Belgique accompagnés. Une astreinte de 5 000 euros par jour de retard et par enfant avait été décrétée. Les parents ont fait appel de cette décision, estimant qu’elle entraînerait une séparation des enfants et des parents. 

L’État s’était ensuite tourné vers le juge qui avait ordonné ces pénalités, demandant leur révision, arguant qu’il était actuellement dans l’impossibilité de mettre en œuvre la décision. La cour d’appel a décidé que le gouvernement ne peut pas être obligé de les rapatrier, non seulement les combattants mais aussi les enfants. L’un des arguments du tribunal est que la filiation des enfants ne peut être prouvée.