L’après-midi du procès Pauwels/Hakimi était donc consacrée aux plaidoiries des parties civiles. C’est Maître Abdelhadi Amrani qui est venu représenter les deux victimes de l’attaque de Lasne, celle dans laquelle l’ancien animateur de RTL est impliqué. Il représente les deux Frederic, l’ex-compagnon de Vanessa Colassin, ex-compagne elle-même de Pauwels, et l’autre Frederic, celui qui se trouvait au mauvais endroit, au moment moment ce soir-là. Les malfrats sont en effet tombés sur la mauvaise cible ce soir-là. Frederic n’était pas chez lui mais avait laissé son ami, Frederic lui aussi, occuper les lieux pour la soirée, le temps de réaliser sa comptabilité. “Mes clients ont décidé de s’en aller. Les déclarations faites par Pauwels et Colassin ce matin étaient trop difficiles à supporter pour eux. Ils ont eu l’impression qu’on faisait leur procès ici. Frederic G. a été décrit par les deux comme le méchant loup. Ils ont tenté de justifier l’horreur par des comportements de mon client. C’est inacceptable pour eux”, s’exclame l’avocat avant de revenir sur le fameux plan de la maison, retrouvé chez Farid Hakimi.

“Les déclarations de Jamal Ennif, de Vanessa Colassin et de Stéphane Pauwels se contredisent”, a poursuivi l’avocat avant de revenir sur plusieurs détails, concernant notamment le plan des lieux, les clés, l’argent à trouver sur place, etc.

“Certaines déclarations démontrent que Pauwels disait qu’il allait lui faire la peau, en parlant directement de mon client, Frederic. Et après cela, les deux viennent nous dire qu’ils ne voulaient pas faire de mal !”, a ajouté l’avocat des Frederic avant de revenir sur plusieurs conversations téléphoniques.

Ce mardi sera marqué par le réquisitoire du procureur fédéral, Julien Moinil.