L'organisateur David Manzheley avait dénoncé, au préalable, dans différents médias, que des policiers avaient tenu des propos homophobes après leur arrivée à cette soirée libertine entre hommes.

Pour rappel, une vingtaine de personnes, dont 2 diplomates et le député européen hongrois Jozsef Szajer, ont été verbalisées pour non-respect des mesures sanitaires à la suite d'une soirée organisée le vendredi 27 novembre, au premier étage d'un immeuble situé au numéro 1 de la rue des Pierres à Bruxelles.

Les services de police avaient été alertés vers 21h30 par des voisins qui se plaignaient de tapage nocturne et d'infractions potentielles aux mesures liées à l'épidémie.

Parmi la vingtaine de personnes présentes à la fête, il y avait 2 diplomates - D. O.(1977) et P. B. (1987) - qui ont invoqué leur immunité diplomatique. Un troisième - S. J. (1961) - s'est blessé aux mains en tentant de s'enfuir par la gouttière. C'est un passant, témoin de la scène, qui a dénoncé sa tentative de fuite aux policiers. Des stupéfiants ont été trouvés dans son sac à dos. Il n'avait pas de document d'identité à présenter aux policiers. Il a été amené jusqu'à son domicile où il s'est identifié au moyen d'un passeport diplomatique.

Des procès-verbaux ont été dressés pour non-respect des mesures liées à la pandémie de COVID-19 pour l'ensemble des personnes présentes. Un procès-verbal a également été établi pour S.J. pour infraction à la législation en matière de stupéfiants. Les personnes ont été relaxées par la suite.

"La procédure suit son cours", avait alors expliqué le parquet de Bruxelles. "Des poursuites pénales ne pourraient être engagées qu'après la levée de l'immunité diplomatique et parlementaire des susnommés par les instances compétentes".

Jozsef Szajer, 59 ans, nie avoir fait usage de drogue. Membre du Parti populaire européen, il a annoncé sa démission du Parlement européen à la suite de la dénonciation de ces faits. Il était un des membres-fondateurs du Fidesz, le parti national conservateur au pouvoir en Hongrie, qui s'attache actuellement à restreindre les droits des personnes homosexuelles.