Il a été pris en charge par les secours, son lieu de résidence, à Anderlecht, a également été saccagé

Michel Lelièvre, ancien complice de Marc Dutroux fraîchement sorti de prison, a été agressé ce mercredi midi à Anderlecht. La RTBF l'a annoncé ce jeudi en fin d'après-midi. C'est dans cette commune qu'il réside depuis sa sortie de prison. 

Son avocate, Me Bovy nous confirme qu'une "enquête est ouverte pour coups et blessures volontaires et dégradations volontaires de biens mobiliers". Michel Lelièvre a dû être pris en charge par les services de secours.

Selon Me Bovy, Michel Lelièvre a d’abord subi des insultes mardi en quittant son appartement d’Anderlecht. " Des gens dans la rue l’ont reconnu et l’ont injurié. Il s’est enfui et n’a pas osé rentrer chez lui le soir. Il a pu loger à une autre adresse, en accord avec son assistant de justice."

Le mercredi matin, Michel Lelièvre a découvert que son appartement avait été saccagé durant la nuit ! " Quand il en est ressorti, 2 ou 3 personnes l’ont attaqué dans la rue", poursuit son avocate. "Il s’est mis en boule pour se protéger alors que ses agresseurs lui donnaient des coups de pieds." 

Une  personne accompagnait Michel Lelièvre. "Cette personne a pu faire fuir les agresseurs mais Michel Lelièvre a tout de même été passé à tabac. Il a pris des coups au visage, il est tout bleu. Il a des griffes, des hématomes, mais aucune fracture. ».

L’avocate  est par ailleurs perplexe: "Lorsque la police a été alertée, elle semblait plus inquiète de savoir si mon client avait respecté ses conditions de libération", nous explique-t-elle. " Je suis bien contente d’entendre aujourd’hui le parquet qui confirme que mon client a bel et bien été victime d’une agression. J’espère que l’on identifiera rapidement les auteurs. »

Il s'agira aussi, pour les enquêteurs, déterminer si les agresseurs sont ceux qui ont saccagé l'appartement. Et si Michel Lelièvre a été victime d'un guet-apens ou si ce sont des personnes dans la rue qui ont agi de façon impulsive après l'avoir reconnu.

"Quand il sort, il ne met pas de perruques ou fausse barbe. Mais il rase les murs", décrit Me Bovy. "Il est victime d'une véritable traque.  Et sur Facebook, on ne compte pas les appels à la violence à son encontre. On peut détester Michel Lelièvre. Mais pas franchir les limites de la loi."

L'avocate nous confirme également que, par mesure de sécurité, Michel Lelièvre a quitté son logement d’Anderlecht, en accord avec le Tribunal d’application des peines qui l’avait libéré sous conditions, début décembre. " Il a trouvé un autre toit où dormir, sans devoir rentrer en prison."

Sorti de prison le 2 décembre dernier, Michel Lelièvre est, pour rappel, sous le coup d'une stricte libération conditionnelle, validée en septembre dernier par le tribunal de l’Application des Peines. Il lui est interdit de se déplacer en de nombreux lieux du pays, il doit régulièrement se soumettre à des contrôles et ne peut consommer ni stupéfiants ni alcool. Il devait débuter une formation (en informatique), dans le cadre de sa réinsertion.

Michel Lelièvre a été condamné en 2004 à 25 ans de prison pour association de malfaiteurs, enlèvement d’enfants, séquestration et trafic de drogue. L'homme de main de Dutroux a été déclaré coupable d’avoir aidé le pédophile à enlever Sabine, Laetitia, An et Eefje.