Comme l'annoncent nos confrères de la Dernière Heure, Diego Aquilina a été pris en charge, mardi matin par les enquêteurs de l’OCRC (L’Office Central de Répression de la Corruption).

Dans la foulée, ces policiers spécialisés ont perquisitionné le domicile de l’ancien CEO de la société d’assurances “L’Intégrale”, une filiale de Nethys. L’homme fut également, en son temps, membre du Conseil d’Administration de Nethys et y siégeait comme indépendant.
Lui aussi, sans le moindre doute a bénéficié d’indemnités de rétention dont le paiement devait être effectué en deux tranches pour un total de 3 542 711 euros. C’est d’ailleurs pour cela que, comme Stéphane Moreau, Pol Heyse et Bénédicte Bayer, il a été inculpé d’abus de biens sociaux et détournement par personne exerçant une fonction publique.
L'homme a ensuite été remis en liberté sous conditions.

Pour rappel, M. Aquilina a rejoint en 2014 le CA de Nethys en tant qu’administrateur externe indépendant, avant de devenir administrateur à part entière en 2016, à la suite de l’entrée de la compagnie Intégrale, dont il est CEO, dans la galaxie Nethys.
Depuis 2012, il a par ailleurs assuré sans interruption diverses missions de paiements via la société AGM dont il est administrateur. C’est cette société qui aurait payé les fameuses indemnités de rétention.
Il s’en était d’ailleurs expliqué en 2017 devant la commission d’enquête parlementaire “Nethys” du parlement wallon.

“Les décisions de paiement, je ne les prends pas. Je ne fais que valider des décisions qui me sont transmises par le Chief Financial Officer (CFO ) de Nethys ”, avait-il martelé.
Il a poursuivi en affirmant que le CA de Nethys, où il siège, avait délégué à un comité de rémunération la gestion des rémunérations et des bonus . “En tant qu’AGM, je suis un exécutant payeur. Ma mission est d’effectuer des payements sur base d’instruction” , avait-il encore affirmé, ajoutant qu’il n’avait pas à se prononcer sur les montants des rémunérations et des bonus.

Et, si ces versements étaient exécutés par une société externe, "c’était par souci de discrétion". C’est raté…