Johan Delmulle n’a pas manqué de critiquer le traitement médiatique de ce dossier, pointant du doigt notamment “les avocats experts qui s’expriment dans la presse sans connaissance du dossier”. “À ce qu'on entend, certains parlementaires et certains avocats experts ont visiblement déjà jugé de l’affaire sans en connaître le fond”, s’est-il exclamé.

Johan Delmulle a par ailleurs rappelé que la présomption d’innocence et le droit au procès équitable sont des éléments fondamentaux d’une démocratie et d’un état de droit. “Non, le dossier n’a pas été enterré à Charleroi contrairement à ce qui a été dit ici et là. La confiance en la justice et son fonctionnement est fondamentale. Malheureusement, cette confiance n’est pas assez exprimée publiquement. Il s’agit d’un bien public précieux”, a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs annoncé qu’une enquête du Conseil Supérieur de la Justice était actuellement en cours, “et c’est la première fois qu’une enquête de ce genre est menée alors que l’instruction est toujours en cours”, explique Johan Delmulle. Dans cette procédure, le parquet de Charleroi et le juge d’instruction chargés de l’affaire Chovanec seront d’ailleurs auditionnés. Johan Delmulle explique que ces derniers se réservent le droit de garder leurs réponses pour l’enquête du Conseil Supérieur de la Justice, signifiant par la même occasion que ni le parquet de Charleroi ni le juge d’instruction ne viendront en commission Justice pour être auditionnés. “Si vous estimez que leur audition par vos soins est nécessaire, il sera alors préférable de mettre en place une commission d’enquête parlementaire”, a déclaré Johan Delmulle, sous le regard stupéfait des députés.

La commission est actuellement en cours, de nombreux députés ont déjà questionné le représentant du Collège des Procureurs Généraux.