L’homme qui est soupçonné d’outrages au moeurs notamment envers un mineur d’âge admet avoir eu des relations intimes dans les toilettes fermées

Ce mardi matin, le parquet général a requis une peine de 6 à 8 mois de prison avec sursis à l’encontre de Jean-Charles Luperto qui a comparu devant la cour d’appel de Liège pour répondre de son implication supposée dans des outrages aux moeurs.

Pour rappel, l’homme est soupçonné d’avoir commis des outrages publics aux moeurs dans la partie ouverte des toilettes de l’aire d’autoroute de Spy à plusieurs reprises dans le courant du printemps et de l’été 2014.

Le prévenu est poursuivi pour quatre préventions d’outrages aux moeurs, notamment en présence d’un garçon de 9 ans et demi. Ce dernier a expliqué avoir, à plusieurs reprises dans le courant de l’année 2014, constaté que Jean-Charles Luperto se masturbait dans les toilettes de la station-service de Spy.

Cinq personnes ont soutenu avoir surpris Jean-Charles Luperto alors qu’il se masturbait dans la partie publique des toilettes de la station-service. Le prévenu s’est longuement expliqué devant les juges.

Jean-Charles Luperto a confirmé qu’il était homosexuel et a expliqué que la station-service de Spy était un lieu de rencontre pour la communauté homosexuelle. Le prévenu a admis qu’il se rendait régulièrement dans la station-service de Spy aussi pour y faire des rencontres homosexuelles furtives.

Il a toutefois précisé qu'il n'avait jamais commis aucun geste déplacé en public. "Il y a des codes assez clairs entre nous, en tous les cas lorsqu’il y a un intérêt mutuel, mais ça doit être la même chose pour les hétérosexuels."

Le prévenu a dénié s’être masturbé dans les toilettes devant des témoins. Il a été interrogé concernant le fait qu'il se serait masturbé devant un enfant. "Je n’ai aucune souvenir de cet épisode. Il appartiendra à mes avocats de démontrer que cet enfant peut être rattaché à tous les autres intervenants du dossier."

Selon Jean-Charles Luperto, les cinq témoins qui l'accusent auraient des intérêts politiques contraires aux siens et se connaitraient entre-eux. Il s'agirait d'un complot. "On essaye d’amener un mineur dans ce dossier pour lui donner du relief. Si on analyse les contradictions qu’il comporte, le dossier ne tient pas la route."

Pour le parquet général, Jean-Charles Luperto n’a pas volontairement ciblé un mineur d’âge, mais l’endroit est connu pour recevoir tout type de public. Selon le ministère public, pour Jean-Charles Luperto, exhiber son sexe serait un argument qui peut permettre de conclure ses relations furtives. "Il existe des présomptions graves, précises et concordantes pour démontrer que les faits se sont produits." Le parquet général a souligné que l'expert a estimé que les déclarations de l'enfant sont hautement crédibles. Le parquet général n'a pas requis d'interdiction d'exercer des mandats publics.