La base de données des parquets a enregistré, en date du 11 janvier dernier, 7.051 cas d'assesseurs ou présidents de bureau de vote ou de dépouillement défaillants lors des élections de mai 2019, a indiqué mercredi à Belga Lucien Nouwynck, premier avocat général près la cour d'appel de Bruxelles. 

Le premier avocat général souligne que ce nombre représente les cas signalés aux parquets, "ce qui ne reflète pas nécessairement le nombre réel de cas d'assesseurs et présidents défaillants". En effet, dans la pratique, "tous les bureaux de vote ou de dépouillement n'ont pas communiqué ou fait communiquer systématiquement toutes les données aux parquets".

Il s'agit également des cas que les parquets ont décidé de poursuivre, sans rien engager d'une éventuelle condamnation.

Lorsqu'un assesseur ou un président ne se présente pas sans justification valable, le ministère public peut décider de le poursuivre en justice. Le contrevenant risque alors une amende comprise entre 250 et 1.000 euros.

Le 26 mai 2019, les électeurs étaient appelés aux urnes pour des élections législatives, régionales et européennes.