Les cours et tribunaux ajustent leurs audiences de vacation dans l'espoir de compenser les effets de la crise sanitaire. 

A Mons, le premier président de la cour d'appel, Philippe Morandini, confirme que quatre audiences supplémentaires seront tenues hors du rythme des vacations judiciaires. A Namur, le procureur du Roi Vincent Macq estime que la remise à jour des audiences en instance prendra "jusqu'à un an", malgré l'effort consenti par les magistrats. Au tribunal de première instance de Liège, les audiences du tribunal de la famille ont été fortement étoffées pour cet été : une quinzaine d'audiences supplémentaires ont été fixées, par rapport au rythme habituel des vacations, pour commencer à résorber le retard accumulé pendant le confinement, qui est d'un bon millier de dossiers.

En matière pénale, cinq ou six audiences supplémentaires ont été prévues durant ces vacations et il a été décidé de traiter des dossiers avec des prévenus non-détenus : "Un appel a été fait auprès des magistrats pour qu'ils prennent chacun, sur base volontaire, une audience en plus de leur service", explique Pierre Defourny, président du tribunal de première instance de Liège.

A Bruxelles, le juge Luc Hennart, président honoraire du tribunal de première instance, souligne que "l'activité judiciaire" s'est maintenue, malgré des difficultés liées à la disponibilité d'avocats ou de personnel pénitentiaire. Il s'inquiète aussi d'une hausse possible et perceptible d'une hausse des dossiers de violences familiales causées par la promiscuité en temps de confinement.