L'avocat représente, avec d'autres confrères, l'asbl Klimaatzaak et quelque 62.000 citoyens. Ils ont intenté une action contre l'État et les trois Régions du pays pour que le tribunal les enjoigne à respecter leurs promesses dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique.

"Considérer l'intérêt des générations futures est primordial. Il est encore temps de contraindre l'État à prendre des mesures raisonnables. Dans dix ans, ce ne sera plus le cas", a plaidé Me Gillet. "Si nous attendons que la Terre ne produise plus ce qu'il faut pour nous nourrir ou que les canicules tuent plus de personnes encore, cela en sera fini de nos libertés et ce sera la guerre civile", a-t-il dit.

"Quand on veut faire d'un sujet une grande cause nationale, on le peut. Pourquoi peut-on le faire pour le coronavirus et pas pour le climat, dont les enjeux sont bien plus énormes ? Les autorités belges vont le faire, parce que vous les aurez contraintes à le faire", s'est-il adressé au tribunal. "Combattre le réchauffement climatique, c'est un moyen de relancer l'économie, d'augmenter la qualité de vie de tous et de renforcer la cohésion sociale".