La défense souhaitait que le procès se tienne à huis clos au vu des faits et de leur description qui pourrait porter atteinte à l'intégrité de certaines victimes.

 Deux parties civiles ont également demandé le huis clos tandis que deux autres, dont Child Focus, s'y sont opposées. Le tribunal a, après délibération, décidé que le procès sera public. Un dossier de pédopornographie sans précédent en Belgique est examiné à partir de vendredi devant le tribunal correctionnel de Termonde. Cinq hommes - trois Belges, un Britannique et un Néerlandais - sont poursuivis pour avoir réalisé ou obtenu des clichés, puis pour les avoir stockés dans une immense base de données pour ensuite les diffuser. Trente-huit victimes ont été identifiées, et Child Focus s'est constitué partie civile au nom des autres.

Alors que la défense souhaitait que le procès soit à huis clos, le tribunal a, après délibaration, estimé que "le dossier est trop important pour l'être. Des accords clairs ont été conclus avec la presse concernant la reconnaissance des victimes", a-t-il précisé.

Child Focus souhaitait que le procès soit public. "La révélation de tels faits est très importante pour les victimes", avait plaidé Me Kris Luyckx au nom de Child Focus.

La fondation a, par ailleurs, déclaré vendredi par la voix de sa directrice générale Heidi De Pauw qu'il s'agit "d'un procès exceptionnel" et que "nous espérons que la sanction des cinq accusés sera proportionnelle à la gravité des faits et surtout aux souffrances infligées aux plus jeunes victimes."

"Ils se sont également rendus coupables d'abus sexuels sur leurs propres enfants, les enfants de leurs amis et leurs beaux-enfants. Outre les enfants identifiés par la police belge, il y aussi des milliers d'enfants qui n'ont pas été identifiés. Nous voulons donner à ces enfants une voix et un visage au tribunal", a conclu la directrice générale de Child Focus.