Certaines victimes ont encore fait le déplacement pour venir assister aux débats, ainsi que leurs avocats. Ceux de la défense se sont eux aussi présentés devant la chambre. La parole sera encore donnée, ce mardi matin, aux parties civiles qui souhaitent s'exprimer, puis le parquet fédéral présentera son réquisitoire en précisant pour quels inculpés il demande un renvoi devant le juge du fond, soit le tribunal correctionnel, soit la cour d'assises. "Il faut savoir ce qu'il s'est passé. Quatre ans et demi plus tard, j'attends la délivrance", a notamment déclaré F.C. en arrivant mardi matin à l'audience. Cet homme avait été erronément pris pour l'"homme au chapeau" vu à l'aéroport de Bruxelles-National juste avant les attentats. Il a déjà été mis hors de cause. Mais la procédure veut qu'il reste inculpé jusqu'à la clôture de l'instruction.

"Pour moi, c'est extrêmement long et donc j'imagine que pour les victimes ça doit être encore plus intense. Hier, je n'ai entendu que des bonnes choses, que la police avait fait un excellent travail, mais ils ont oublié mon cas en fait. Je suis là. Il ne faut pas oublier que la police s'est trompée, qu'elle a pris une mauvaise piste. Mes affaires ont été saisies pendant un an et demi et je subis encore aujourd'hui ce préjudice. Je ne trouve pas normal de me retrouver ici. J'attends que la justice me libère enfin", a-t-il dit.

Trente-cinq nouvelles constitutions de partie civile enregistrées lundi

35 personnes se sont constituées partie civile lundi, devant la chambre du conseil de Bruxelles, selon le parquet fédéral. Ces 35 nouvelles constitutions s'ajoutent aux 650 autres constitutions déjà enregistrées avant les débats en chambre du conseil. Le total des victimes constituées partie civile s'élève donc à 685, sur 1.300 victimes recensées. De nombreuses victimes qui sont partie civile au procès sont représentées par un seul avocat. Ainsi notamment, lundi, un avocat s'est constitué partie civile aux noms de 25 victimes. La chambre du conseil devait pouvoir accueillir les centaines de personnes constituées partie civile et les entendre si elles souhaitaient prendre la parole. En plus de la salle d'audience comptant 180 places, deux "salles relais" ont donc été aménagées avec 550 places. Mais finalement peu de victimes et proches de victimes sont venus assister à la première audience. Les débats pourraient donc prendre beaucoup moins de temps que prévu.

Mercredi, ce sera au tour des avocats de la défense de formuler d'éventuelles demandes concernant le sort à réserver à leur client. Les débats pourraient donc être clôturés avant la fin de la semaine.