Elles sont suspectées de blanchiment d'argent, de faux et d'usage de faux, mais aussi d'appartenance à une organisation criminelle. Sur les 25 personnes interpellées mardi dans le cadre de cette enquête, une personne avait été libérée après audition et neuf autres avaient été placées sous mandat, selon une première communication mercredi en milieu de journée du parquet fédéral alors que quinze personnes devaient encore comparaître devant le juge d'instruction.

Des enquêteurs de la police judiciaire fédérale de Bruxelles et de Charleroi, assistés des services de l'ONSS et de l'Onem, ont perquisitionné 30 adresses dans la région bruxelloise et la province du Hainaut.

Les suspects auraient réclamé et reçu à tort des allocations de chômage en usurpant l'identité de centaines de personnes, dans ce contexte de crise sanitaire où de nombreux employés, à l'arrêt forcé, ont pu bénéficier d'un accès rapide au chômage temporaire.

Le préjudice pour l'État est actuellement estimé à deux millions d'euros.