Le mineur de 16 ans qui est le principal suspect dans le suicide de la jeune Maëlle a comparu lundi devant le tribunal de la jeunesse de Charleroi.

Pour rappel, Maëlle, 14 ans, scolarisée au sein de l’école Saint-Joseph Notre-Dame de Jumet (Charleroi), s’est suicidée le 31 janvier 2020 à la suite de faits de harcèlement scolaire et de la diffusion sur les réseaux sociaux d’images et de vidéos à caractère sexuel. Le suspect est en aveux des préventions à sa charge, notamment d’avoir diffusé une vidéo de la jeune victime nue "pour se venger".

Quatre jeunes mineurs, dont le principal suspect âgé de 16 ans, qui a reconnu être à l’origine de la diffusion d’une vidéo de la jeune victime nue, sont poursuivis devant le tribunal de la jeunesse. Ils comparaissent séparément. Le 18 mars dernier, une première mineure de 14 ans a été condamnée à effectuer une prestation éducative de 75 heures.

"Il faut ouvrir les yeux des parents"

Ce lundi, c’était au tour du jeune homme de 16 ans, considéré comme le principal instigateur du harcèlement de Maëlle, de comparaître devant le tribunal de la jeunesse. Son avocate a plaidé une peine de prestation éducative. "Au moment des faits, il n’a pas mesuré et pris conscience des possibles conséquences de ses actes. Après avoir été placé en IPPJ durant 30 jours, il a eu droit à un accompagnement éducatif intensif à son domicile qui a duré neuf mois. Il y a eu un changement d’état d’esprit dans son chef grâce à ce suivi." L’avocat du père de Maëlle a rappelé l’objectif principal de ces procédures judiciaires : le combat contre le cyberharcèlement. "Il faut ouvrir les yeux des parents et des enseignants sur ce qui se passe sur la Toile sans qu’ils le sachent et qui cause au mieux un mal-être pour beaucoup d’adolescents et au pire un suicide."

Jugement le 21 juin.