Il s’agirait du huitième suicide de l’année chez les policiers. Un phénomène qui régresse cependant.

Un agent de quartier d’une quarantaine d’années s’est suicidé, dimanche, dans les locaux de la zone de police des Trieux (Courcelles/Fontaine-l’Évêque), a indiqué, lundi, le procureur du Roi de Charleroi, Vincent Fiasse, confirmant une information de Sudpresse. L’homme s’est donné la mort avec son arme. Un collègue était présent dans la pièce au moment des faits. D’après le parquet de Charleroi, le policier s’est suicidé pour des raisons privées.

Ce suicide intervient un peu plus d’un mois après celui du commissaire divisionnaire Didier Govaerts, de la zone de police Bruxelles-Ixelles.

Selon les chiffres de la Police Fédérale, 10 policiers se sont suicidés en 2018 en Belgique et 8 l’ont fait en 2019. Le phénomène n’est pas nouveau. "La charge de travail demandée aux policiers et le manque d’effectifs peuvent l’expliquer", indiquait Marc Duplessis (CGSP), au lendemain du suicide de M. Govaerts.

Un pic en 2015 et 2016

Cela dit, en 2018, sur 50 000 membres du personnel, on a relevé 10 suicides, soit un taux (0,02 %) comparable à celui en vigueur dans la population belge en général.

En Belgique, en 2017, 8 policiers s’étaient suicidés contre… 16 en 2016 et… 20 en 2015, 13 en 2014 et 18 en 2013. Pendant plusieurs années, on a donc largement dépassé la moyenne.

En outre, le nombre de morts annuels au sein de la police a tendance à augmenter. Il était de 57 en 2017 (huit suicides, sept décès accidentels et 42 en raison d’une maladie). "Le nombre croissant de décès liés à la maladie est un indicateur de la pyramide des âges dans notre secteur, avait relevé le président du SLFP Police, Vincent Gilles. Le signe qu’il y a un nombre très élevé de collègues en fin de carrière, avec des réductions médicales de capacité physique à la clé."