Une action intentée par une soixantaine de citoyens contre l'État belge pour demander la levée des mesures prises pour ralentir la propagation du coronavirus sera débattue le 24 juin prochain, devant le tribunal de première instance de Bruxelles.

Les plaignants souhaitent la levée immédiate des mesures, affirmant qu'elles constituent une violation de la Convention européenne des droits de l'Homme. "Nous sommes conscients qu'un certain nombre de mesures seront levées dans l'intervalle, mais d'autres seront renforcées", a déclaré mercredi l'avocat des plaignants, Me Michaël Verstraeten, estimant donc que l'action sera toujours d'actualité et nécessaire en juin.

Selon ce dernier, la Belgique a simplement imité les mesures prises en Chine, sans connaissance suffisante du virus et sans tenir compte de la Convention européenne des droits de l'Homme.

Ses clients ne nient pas que certaines mesures peuvent être nécessaires et utiles, mais ils s'opposent aux mesures qui restreignent les libertés fondamentales des personnes, notamment l'obligation de garder une distance d'un mètre et demi, la limite du nombre de minutes passées dans un magasin, la limitation des contacts sociaux en fonction de 'bulles', l'interdiction de se rassembler et l'obligation de porter des masques buccaux dans certains lieux.