Une audience relais est également prévue le 22 octobre 2021 à 14h00 pour préciser les dates du procès, qui se tiendra à raison de sept audiences par semaine maximum, tous les jours sauf le mercredi. Quatorze personnes sont prévenues dans ce dossier, pour répondre de participation aux activités d'un groupe terroriste et diverses autres infractions. Le dossier "Paris bis", relatif à l'enquête menée en Belgique sur des complices présumés des auteurs des attentats de novembre 2015 à Paris, a été introduit vendredi matin devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, siégeant au Justitia à Haren. La présidente a tout d'abord entendu toutes les parties au sujet des dates éventuelles pour les débats et du lieu du procès, avant de trancher.

Les avocats de la défense présents ont considéré qu'il serait logique d'attendre la décision de la cour d'assises de Paris dans le dossier principal concernant les attentats de novembre 2015, avant d'entamer ce dossier. Par ailleurs, trois d'entre eux interviennent aussi dans le dossier parisien, ce qui pose des problèmes d'organisation. Néanmoins, le tribunal a estimé qu'attendre cette décision reporterait la tenue du procès belge à une date trop éloignée.

Les avocats de la défense ont également fait part de leur souhait que le procès se tienne dans le palais de justice principal de Bruxelles, place Poelaert, de manière à pouvoir facilement se rendre dans d'autres chambres devant lesquelles ils sont attendus. Selon eux, le Justitia est trop éloigné du palais de justice, il manque du mobilier adéquat et habituel des salles d'audience, il comporte des règles de sécurité trop contraignantes, comme le fait de ne pas pouvoir entrer avec de la nourriture et une boisson, et il n'est pas le symbole de la justice.

Le tribunal a fait droit à leur demande, annonçant donc que, contrairement à ce qui avait été prévu, le procès se déroulera au palais de justice et non au Justitia, un nouveau bâtiment de justice sur l'ancien site de l'Otan à Haren, aménagé spécialement pour les méga-procès et les procès sous haute sécurité.

Vendredi, une nouvelle partie civile s'est également constituée, ce qui porte à cinq le nombre de personnes en partie civile. Du côté des prévenus, trois étaient présents: Abid Aberkan, Smaïl Farisi et Meryem E.B.

Dans ce dossier, douze des quatorze prévenus sont soupçonnés de participation aux activités d'un groupe terroriste. Il s'agit de Sammy Djedou, Youssef Bazarouj, Ayoub Bazarouj, Abid Aberkan, Ibrahim Abrini, Mohamed Rabhioui, Soufiane Al Aroub, Abdoullah Courkzine, Smaïl Farisi, Youssef El Ajmi, Zakaria Jaffal et Rafik El Hassani.

Ils sont suspectés d'avoir, par un acte quelconque, même minime, participé aux attentats commis sur le sol français en novembre 2015. Entre autres, il est reproché à certains d'avoir véhiculé à l'aéroport des personnes qui se rendaient en Syrie, parmi lesquelles les futurs auteurs des attentats de novembre 2015. Il est reproché à d'autres d'avoir aidé ces auteurs à se cacher avant ou après les attentats.

Les deux derniers prévenus, Lazez A. et Meryem E.B., sont soupçonnés, le premier d'infractions liées à la loi sur les armes à feu, la seconde de faux en écriture.