Belgique

Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, maintient ses déclarations sur la République démocratique du Congo (RDC). Il l'a confirmé dimanche à l'émission De Zevende Dag de la VRT. Pour lui, il est normal que le gouvernement belge, qui investit annuellement de 150 à 200 millions d'euros dans le Congo, demande aux élites de ce pays de faire des efforts pour amener la RDC dans la bonne voie.

Karel De Gucht a déclaré qu'il avait parlé plusieurs fois avec le président congolais, Joseph Kabila, "entre quatre yeux" mais qu'il ne se passe toujours rien. Pour faire bouger les choses, il a fait des déclarations publiques. Le ministre a aussi réagi aux allégations selon lesquelles ses déclarations témoigneraient d'une attitude néo-colonialiste. "Si on considère ainsi le fait de dire que les dirigeants congolais doivent faire des efforts, alors je suis effectivement un néo-colonialiste convaincu", a dit le ministre.

Karel De Gucht a rappelé que les déclarations qu'il a faites à Kinshasa l'avaient été au nom du gouvernement. Il s'est montré énervé par les critiques du MR et du PS. "J'ai l'impression que les francophones pensent toujours que le Congo est la dixième province belge sur laquelle on ne peut rien dire", a dit le ministre qui a ajouté que les partis francophones disposent pourtant des mêmes informations que lui.

Le ministre des Affaires étrangères a encore souligné qu'il n'avait jamais dit qu'il fallait arrêter l'aide de la Belgique au Congo mais bien que cette aide ne pouvait rester sans réponse du côté congolais. Il a conclu en disant qu'il restait disposé à mener une discussion constructive avec Kinshasa.