Rik Van Aerschot - dont on vient d’apprendre le décès à Liedekerke - n’avait jamais caché son appartenance à la franc-maçonnerie, lui qui en avait gravi les échelons jusqu’à devenir Grand-Maître de la Grande Loge de Belgique, très apprécié, dit-on, par ses frères cultivant "l’Art royal". Mais cet homme de grande culture et d’ouverture qui disait avoir des amis catholiques et musulmans fréquentait aussi le Te Deum de la Fête du Roi même lorsque celui-ci avait été "privatisé" par le gouvernement (laïque) arc-en-ciel. Pour les habitués du Palais royal, il était aussi un des mentors du prince Laurent, terme auquel il préférait cependant celui d’ami. Il faut dire que les deux hommes s’étaient liés d’amitié sincère en 1993. Après une rencontre à l’Ecole royale militaire à l’initiative d’une connaissance commune, le Prince et celui qui était dans le privé administrateur-délégué d’AIB-Vinçotte tout en étant professeur et pendant 12 ans président du conseil d’administration de la VUB s’apprécièrent vite mutuellement malgré un écart de 35 ans et un jour Mieux, pendant deux ans, Rik "le Sage" s’efforça de transmettre les grands principes du droit et des finances au Prince qui pensa à lui pour diriger son Institut pour la gestion durable des ressources naturelles et la promotion des Technologies propres. L’appartenance à la Loge du Pr Van Aerschot fit fantasmer pas mal de journalistes qui virent son influence tant dans l’attribution de sa dotation que dans le discours aux accents un brin ésotériques que Laurent prononça lors de sa prestation de serment comme sénateur de droit. Rik Van Aerschot n’avait pas hésité à nous confirmer qu’il avait plaidé pour l’octroi d’une dotation mais certainement pas en sa "qualité philosophique" Il le fit parce qu’il estimait que tous les enfants du Roi devaient être mis sur le même pied. Il continua à défendre le Prince lorsque sous la pression politique, il fut décidé de ne plus soutenir l’IRGT mais aussi plus récemment lorsqu’il fut mis en cause pour certaines initiatives trop personnelles. Malgré un santé chancelante, le Pr Van Aerschot était encore administrateur de la Fondation Reine Paola tout en étant conseiller scientifique de la Fondation Auschwitz.