Mgr Léonard a décidé de les y accueillir jusqu’en juin 2015.

Il y a une semaine, l’archevêque de Malines-Bruxelles, Mgr Léonard, annonçait la réouverture au culte de l’église Ste-Catherine durant l’année pastorale 2013-2014. Une ouverture provisoire question d’évaluer l’ampleur de l’espace qui devrait, dans l’hypothèse d’un projet d’occupation partagée, y être réservé au culte catholique.

Bref rappel : depuis la fin 2011, la fermeture annoncée de l’église du "Vismet" à Bruxelles et sa réaffectation non spirituelle ont fait couler des tonnes de salive et d’encre et suscité une mobilisation certaine de fidèles demandant son maintien à l’encontre de l’avis des responsables ecclésiaux bruxellois.

Compromis intra-ecclésial

Entre-temps, la Ville a lancé avec l’accord de ces derniers un appel à idées en vue d’un éventuel usage partagé de l’église. Le jury devait trancher récemment mais la surprise est venue de l’archidiocèse qui veut laisser une chance à une occupation pastorale. Mgr Léonard, invoquant sa responsabilité propre et après concertation avec l’évêque de Bruxelles, Mgr Jean Kockerols, entend vérifier et déterminer par l’expérience quelle partie de l’église doit être gardée pour le culte.

Aussi l’archevêque va y installer dès la rentrée de septembre les trois futurs prêtres de la Fraternité des Saints Apôtres chère à l’abbé Michel-Marie Zanotti Sorkine… auxquels il voulait confier l’église du Béguinage mais la paroisse et l’abbé Alliët l’ont refusé avec force.

Accord romain conditionnel

Déjà diacres, ils seront ordonnés prêtres le 22 août. Et cela malgré l’opposition de plusieurs évêques belges qui s’en sont ouverts à Rome, perplexes notamment sur le suivi de leur vocation et leur encadrement spirituel. Mais au Vatican, on a précisé ne pas s’opposer à ces ordinations si elles sont conformes au droit canon, ce qui est le cas jusqu’ici. Ils pourront donc s’occuper de Ste-Catherine de septembre 2014 à juin 2015.

En attendant des questions restent ouvertes à Bruxelles : dans toute l’opération, l’archevêque a joué cavalier seul, plus que jamais convaincu que la Fraternité apportera des charismes à l’Eglise. Son Conseil épiscopal, plus perplexe, n’a pu qu’en prendre acte.

En même temps, quid du médiatique curé marseillais qu’on voyait "monter" à Bruxelles ? Il y a un an, il en fut fortement question mais le transfert fut rendu impossible en raison de l’opposition du président de la Conférence épiscopale française, le cardinal Pontier et de celle du nonce apostolique.

Récemment, l’abbé Zanotti avait annoncé son transfert de Marseille à la chapelle de la rue du Bac à Paris mais il avait précisé ensuite qu’il n’aurait pas lieu par crainte "d’une trop grande piété et affluence des fidèles" ! Et le remuant prêtre d’ajouter : "ne vous inquiétez pas, la Sainte Vierge va m’ouvrir une porte quelque part"