L'enseignement catholique soutient la demande d'une enquête sur les violences physiques et psychologiques qui auraient été commises par le passé dans des institutions catholiques, affirme lundi Mieke Van Hecke, la directrice générale du VSKO (l'enseignement catholique en Flandre), dans De Standaard et Het Nieuwsblad. Des victimes de telles violences ont témoigné durant le week-end dans les médias de ce qu'elles ont vécu dans certaines institutions catholiques, comme des écoles, des internats ou des foyers. Les faits se seraient produits jusque dans les années '80.

"Une enquête apporte aux victimes une reconnaissance et fait passer le message que ça ne peut plus se reproduire. Nous savons que dans le passé, il y a eu des comportements sexuellement déviants, mais il y a aussi eu d'autres formes d'abus. Rassemblons d'abord tous les éléments", ajoute M. Van Hecke, qui appelle à remettre les événements dans leur contexte. "N'oublions pas que de nombreux enfants ont été élevés dans des environnements chaleureux. Est-ce que chaque institution doit s'excuser pour ce qui a mal tourné, alors qu'il y a aussi eu beaucoup de bonnes choses qui ont été faites? "

Le SeGEC ne dispose d'aucun indice pour réclamer des enquêtes dans ses écoles

Le Secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC), la coupole des pouvoirs organisateurs des écoles catholiques francophones, ne dispose d'aucun indice lui permettant de croire qu'il faudrait mener des enquêtes sur d'éventuelles violences physiques ou psychologiques dans des institutions catholiques du sud du pays par le passé, a-t-il indiqué lundi. Si de tels indices surgissaient, il faudrait faire la lumière dessus, mais "nous n'avons pas été saisis de dossiers du passé", a expliqué le SeGEC, interrogé par l'agence BELGA à la suite des cas révélés ce week-end de maltraitances commises jusque dans les années '80 dans certaines institutions catholiques du nord du pays.

Il n'y a d'aileurs pas de raison de croire qu'il serait plus opportun d'enquêter dans des écoles catholiques que dans d'autres institutions comme des internats, des mouvements de jeunesse ou des clubs sportifs, fait observer le SeGEC.