Belgique

L’épreuve de français du CESS à destination des élèves de 6e artistique et technique de qualification et de 7e professionnelle a été diffusée via certaines messageries électroniques dans la soirée et la nuit du dimanche 16 au lundi 17 juin, annonce le cabinet de la ministre Schyns.

Cette épreuve a eu lieu ce matin et est en cours de correction.

L’Administration générale de l’enseignement procède en ce moment à une analyse visant à déterminer l’ampleur de cette diffusion et si elle a pu avoir un impact en termes d’égalité de traitement entre élèves.

En fonction du résultat de cette analyse, l’épreuve sera soit maintenue, soit annulée. Selon les premiers éléments collectés, la diffusion est intervenue assez tardivement et de manière relativement circonscrite. De plus, il convient de préciser qu’il s’agit d’une épreuve de production de contenu et non de restitution, ce qui limite l’impact de la diffusion.

Par ailleurs, l’épreuve externe de français ne constitue qu’une partie des compétences évaluées en fin de secondaire en français. Les conseils de classes des établissements restent entièrement souverains dans leur analyse de fin d’année, basée sur le travail et les résultats obtenus lors des deux dernières années. De plus, dans le cas du CESS, ces conseils ont la latitude de déterminer la pondération de l’évaluation externe au regard de l’ensemble des compétences à évaluer.

Ces faits, d’une extrême gravité, sont pénalement répréhensibles tant dans le chef du ou des auteurs de la diffusion prématurée que dans le chef des personnes qui auraient participé à la diffusion. La Ministre annonce dès lors qu’elle déposera plainte.