L'avocat de Loup Bureau a annoncé sur Twitter que l'étudiant en journalisme (Ihecs) a été libéré. "Nous avons la satisfaction d'annoncer la libération du journaliste Loup Bureau. Il sera expulsé de Turquie prochainement", a déclaré Martin Pradel. "Dans l'immédiat, cette libération est un soulagement immense pour la famille et les amis de Loup Bureau."

L'avocat précise néanmoins que "Le Tribunal de Sirnak n'a pas clos le dossier, et il faudra poursuivre le combat".

"Il arrivera demain à Paris", peut-on également lire sur le comité de soutien à Loup Bureau.

La marche de soutien qui devait se tenir ce samedi à Bruxelles est donc annulée.

"Nous sommes très heureux et soulagés", a réagi vendredi Jean-François Raskin, administrateur général de l'Ihecs, après l'annonce de la libération par la Turquie de Loup Bureau, étudiant en dernière année de journalisme au sein de l'établissement bruxellois. "Nous nous sommes battus pour le soutenir et soutenir ses proches. Nous voulons remercier ceux qui ont œuvré en Belgique et en France, même en coulisses, de manière efficace, pour sensibiliser les différentes instances à la situation", ajoute Jean-François Raskin.

Soupçon d'appartenance à "une organisation terroriste"

Loup Bureau, un jeune Français étudiant en journalisme de 27 ans en dernière année à l'Ihecs à Bruxelles, a été interpellé le 26 juillet à la frontière entre l'Irak et la Turquie, après que des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (un mouvement considéré comme une organisation "terroriste" par Ankara) ont été trouvées en sa possession.

Il a été placé en détention provisoire le 1er août pour soupçon d'appartenance à "une organisation terroriste armée".

Fin août, le président français Emmanuel Macron avait demandé à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan sa "libération rapide et son retour en France", d'après ses services. Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, avait accompagné les démarches françaises en vue d'obtenir la libération de l'étudiant.