Rien n’est résolu" , tel était le message de la Fédération des étudiants francophones (la Fef), et de son président Maxime Mori au lendemain de l’annonce , par le ministre de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt (PS), du dépôt ces prochaines semaines d’un projet de décret visant à organiser dès septembre 2017 un examen d’entrée pour les études en médecine et dentisterie.

En effet, comme le ministre Marcourt l’a d’ailleurs rappelé ce mercredi matin sur les ondes de la RTBF, une telle annonce ne garantit pas encore aux étudiants déjà engagés dans le cursus de recevoir une attestation Inami en bout de course. Le gouvernement fédéral a en effet décidé de libérer les attestations année après année pour les étudiants de dernière année.

"Ce projet de décret, imposé par la logique de contingentement de la profession, n’améliorera pas non plus notre système de soins de santé et ne fera qu’accentuer la pénurie de médecins que connaît le pays", a également insisté Maxime Mori.

Il fut en cela rejoint par le Cium, le Comité interuniversitaire des étudiants en médecine. Dans un communiqué de presse publié mardi, ce dernier s’est lui aussi montré très sévère envers la politique fédérale et son système de quotas. Cette politique "nous précipite vers une crise qui pourrait faire sombrer notre système de soins de santé tel que nous le connaissons, entraînant avec lui étudiants et patients", a insisté le président du Cium, Quentin Lamelyn.