Le vice-premier ministre, ministre des Réformes institutionnelles et président du MR, Didier Reynders, a stigmatisé dimanche, sur le plateau de Mise au point, l'évolution des démocrates-chrétiens flamands. Il les voit de plus en plus influencés par des mouvemements séparatistes et extrémistes.

"Dans la famille sociale-chrétienne, ce qui se passe en Flandre, c'est une pollution par les séparatistes de la N-VA, et au-delà, par le Vlaams Belang", a souligné M. Reynders

Il a rappelé que le CD&V était le seul parti démocratique à ne pas avoir voté la loi permettant de priver de dotation publique les partis liberticides. Il a aussi regretté que le même parti refuse de participer aux discussions du groupe de travail qui se penche sur le dossier de Bruxelles-Hal-Vilvorde.

M. Reynders a répété que les Francophones n'étaient demandeurs de rien dans ce dossier. "Mais si l'on veut vivre harmonieusement, il faut régler les conflits", a-t-il ajouté. Et, pour lui, ce groupe de travail doit permettre de vérifier si la volonté de vivre ensemble existe encore au sein des Communautés du pays. Cette volonté ferait-elle défaut, les Francophones devront se demander comment ils peuvent s'organiser, a-t-il encore dit.

En septembre 2004, le prédecesseur de M. Reynders, Louis Michel, avait plaidé en faveur d'une fusion de la Communauté française et de la Région wallonne. L'actuel président du MR ne demande rien de semblable mais il préférerait rapprocher les responsables politiques bruxellois et wallons. Il a ainsi regretté que la seule ministre de la Communauté française d'origine bruxelloise, Fadila Laanan (PS), ne fasse pas partie du gouvernement régional bruxellois.