Belgique

"Merci de ne pas ajouter mon orientation sexuelle/mon apparence/mon sexe/mon genre aux critères d'examen", "Vous n'aidez aucune doctorante en l'appelant ma petite/ma grande/ma jolie à moins qu'elle n'étudie le harcèlement au travail", "Quand je ne dis pas clairement oui, je dis clairement non". Ces derniers jours, une série de 15 affiches évoquant les différentes formes de sexisme et de harcèlement ont été apposées dans les campus de l'Université libre de Bruxelles (ULB). La campagne et le projet qui l'entoure ont été lancés officiellement ce jeudi midi en présence d'Isabelle Simonis, la ministre des Droits des femmes en Fédération Wallonie-Bruxelles. Présenté après une matinée de conférences et une table-ronde, ce projet "entend combattre toute forme de sexisme ou de harcèlement au sein de l'université, que les victimes soient des femmes, des hommes, des personnes hétérosexuelles ou LGBTI+, des étudiant·e·s ou des membres des corps administratif, académique ou scientifique", selon l'ULB.

Outre les affiches de sensibilisation, un site internet a été créé (http://diversites.ulb.be/fr/stop-harcelement). On peut notamment y lire à qui s'adresser en cas de harcèlement sexuel et comment porter plainte.

Pour améliorer l'accompagnement des victimes et des témoins, un réseau de personnes relais a aussi été mis au point au sein des différents corps académiques et facultés.

Les règlements de discipline des étudiants et du corps professoral et scientifique de l'ULB ont été modifiés pour interdire explicitement toute discrimination ainsi que toute intimidation, violence, menace ou harcèlement.

Enfin, un état des lieux sur la perception et la prévalence du sexisme et de la violence sexuelle à l'ULB sera prochainement réalisé.

Ce projet a été mené en collaboration avec l'Université de Genève. Le processus qui y a conduit a démarré en mars dernier, soit avant le déclenchement de "l'affaire Weinstein". Mais depuis les accusations lancées contre ce producteur américain de cinéma, les témoignages de harcèlement sexuel se multiplient tandis que les violences faites aux femmes électrisent le débat public partout dans le monde.