La Belgique et la Chine ont procédé mercredi à la signature de sept accords de coopération, "un pas important dans le rapprochement" des deux pays, a estimé le Premier ministre Charles Michel à l'issue d'une rencontre avec son homologue chinois Li Keqiang.

Les deux hommes, réunis au Palais d'Egmont à Bruxelles, se sont réjouis des progrès réalisés dans le développement des relations sino-belges dans les domaines économiques et commerciaux.

Lors de leur entrevue, ils ont notamment approuvé des protocoles d'accords de coopération dans les domaines du nucléaire civil, du transport, des activités portuaires ou encore de l'imagerie médicale. Le port de Zeebrugge, la compagnie aérienne Air Belgium, le spécialiste courtraisien de la visualisation et de l'affichage Barco ainsi que l'entreprise Agfa-Gevaert sont notamment concernés par les textes avalisés.

Au-delà de ces accords, Charles Michel voit un potentiel pour poursuivre l'accroissement des échanges entre les deux États dans les matières agricoles, énergétiques et spatiales, mais aussi pour accentuer les investissements dans des projets d'infrastructures. A ce titre, le chef du gouvernement fédéral a entre autres cité la possibilité de renforcer la connectivité entre la Belgique et la Chine.

Outre un important volet économique, la rencontre fut l'occasion pour les Premiers ministres d'échanger sur les questions internationales. Dans la perspective du mandat de la Belgique au conseil de sécurité des Nations Unies en 2019-2020, les deux pays ont convenu d'accroître leur dialogue pour "faire œuvre utile" au sein de l'organe onusien.

"Nous avons un point de vue commun sur la question multilatérale, nous pensons qu'il est important que l'ordre mondial soit basé sur des règles", a souligné M. Michel.

Son homologue Li Keqiang a abondé et réaffirmé l'engagement de la République populaire "en faveur du libre-échange et du multilatéralisme", et ce alors qu'une menace de guerre commerciale plane entre les Etats-Unis et Pékin.

Au sein du conseil de sécurité, la Belgique et la Chine pourraient notamment être amenées à collaborer sur la thématique des enfants impliqués dans des conflits, mais aussi sur des enjeux géopolitiques tels que les situations en Syrie et dans la péninsule coréenne.