Les grands débuts de l’Exposition universelle de Milan n’ont pas été de tout repos pour les Belges. Après les problèmes de logistique qui ont empêché l’acheminement des frites et du chocolat la veille de l’ouverture officielle, l’ensemble des employés en cuisine et en salle a arrêté le travail avant-hier dimanche. Le tout au lendemain de la visite des ministres Kris Peeters (CD&V) et Jan Jambon (N-VA) au pavillon aux couleurs tricolores, ça fait plutôt tache… D’après les informations de nos confrères de la "Dernière Heure", bar et restaurant du pavillon n’ont pas tourné de 12 h 30 à 21 h 30, soit l’heure de fermeture du site. Une info confirmée - mais tempérée - par le commissaire général du pavillon belge Léo Delcroix : "L’arrêt de travail des équipes du bar et du restaurant a duré environ deux heures" , reconnaît-il .

L’objet de leur ire ? Le non-paiement des heures prestées au mois d’avril. "Certains d’entre eux ont commencé à travailler à la fin du mois d'avril. Le souci, c’est que, légalement, nous ne pouvions que faire démarrer leurs contrats le 1er mai, jour de l’ouverture de l’Exposition. Ils craignaient alors de ne pas être payés pour le travail fourni", poursuit M. Delcroix.

Marie-Noëlle Higny, commissaire adjointe, était présente lors des négociations, dimanche. "Une partie de l’équipe a menacé de partir", déclare-t-elle avant de minimiser l’ampleur de la grève et de rejeter la faute sur le personnel. "Nous sommes ici face à un incident mineur. Ce sont eux qui n’avaient pas remis tous les papiers nécessaires à temps, le blocage vient de là. Mais aujourd’hui, le problème est résolu et tout marche normalement." Les employés auraient également obtenu une revalorisation salariale, passant de 1.200 euros brut à 1.200 euros net.

Partir, c’est en tout cas ce qu’a déjà fait Benoît Gersdorff, chef étoilé (La Plage d’Amée, Namur) et grand responsable du catering du pavillon belge. Toujours selon des infos de La DH, il aurait été évacué d’urgence du pavillon par une équipe médicalisée. Sur place, on parle de harcèlement de la part de la direction. Les responsables démentent. Marie-Noëlle Higny dément : "M. Gersdorff a fait un malaise et a dû être pris en charge. Il travaille nuit et jour et avait uniquement besoin de se reposer. Du coup, il est rentré en Belgique." Le chef namurois était injoignable ce lundi. Nul ne sait à quelle date est prévu son retour en Italie. L’événement dure pourtant jusqu’au 31 octobre.