La crise politique belge freine les réformes économiques nécessaires pour assurer la compétitivité et l'équilibre budgétaire du pays, selon un rapport de la Commission européenne. "La persistance d'une telle situation est de nature à retarder la mise en oeuvre des mesures budgétaires nécessaires et de mettre en péril les objectifs pour 2008", a averti l'exécutif communautaire.

Le déficit enregistré en 2007, en raison de l'impossibilité d'exécuter une série de mesures uniques, devrait se creuser à environ 0,4% du PIB en 2008 faute de nouvelles décisions, a précisé la Commission.

Elle épingle par ailleurs le maintien d'une fiscalité élevée sur le travail, en particulier pour les travailleurs faiblement qualifiés. La politique fiscale actuelle "semble insuffisante pour donner aux travailleurs peu qualifiés des incitants pour reprendre le travail ou pour améliorer substantiellement le taux d'emploi des travailleurs âgés".

Au niveau micro-économique, la Commission salue certaines politiques, comme l'accompagnement des chômeurs ou la réduction des émissions de CO2. Elle se montre très critique sur la libéralisation de l'énergie.