Dans la foulée, elle s'en est prise au ministre des Finances Didier Reynders: "Que fait-il depuis 10 ans contre la fraude fiscale? Qu'attend-il pour lever le secret bancaire?", s'est interrogée la responsable syndicale. Anne Demelenne a dénoncé un impôt qui aggrave les inégalités au lieu de redistribuer la richesse.

Citant les exemples d'Inbev, ("70 millions d'intérêts notionnels et licenciement de 300 personnes"), ou de "Fortum, qui reçoit 350 millions et crée un emploi à 4/5e temps", elle a appelé les responsables politiques à conditionner toutes les aides publiques à la création d'emplois. "Et ces entreprises qui licencient alors qu'elles ont bénéficié des intérêts notionnels doivent rembourser les aides qui leur ont été accordées par la collectivité", a-t-elle dit. La FGTB réclame un plan de relance créant des emplois dans des filières d'avenir pour ne pas sacrifier la jeune génération.

La FGTB soutient également l'idée de taxation des transactions financières au niveau européen. Anne Demelenne a mis en garde les responsables politiques sur l'avenir des pensions: "Il est inacceptable que l'on touche à l'âge de la retraite, que l'on remette en question les périodes assimilées à de l'emploi et que l'on touche au calcul de la carrière".