Dans une lettre ouverte publiée dans plusieurs médias mercredi, à la veille de la manifestation nationale, la FGTB demande à tous les employeurs du pays de rappeler à leur fédération patronale "l'importance et la nécessité d'une concertation sociale libre". "Tout comme vous, en tant que représentants des travailleurs, nous préférons la paix sociale. Celle qui crée une juste redistribution des richesses dans notre pays. Celle qui passe depuis toujours par la concertation sociale. (...) Et qui nous a permis si souvent (...) de traverser de nombreuses crises économiques et sociales", écrivent Marc Goblet et Rudy De Leeuw, respectivement secrétaire général et président de la FGTB.

Pour le syndicat socialiste, aucun travailleur ne manifeste ou ne perturbe le fonctionnement des entreprises par plaisir "mais, faute de concertation sociale, il n'a pas d'autre choix".

Aux yeux de la FGTB, les mesures se trouvant dans l'accord de gouvernement empêcheront cette vraie concertation sociale car elles limiteront fortement le rôle des interlocuteurs sociaux.

"Sans liberté de négocier, nous ne pourrions, hélas, continuer à garantir cette paix sociale à laquelle nous attachons autant d'importance que vous. Merci d'y réfléchir", concluent MM. Goblet et De Leeuw.