Olivier Chastel voulait aussi être invité au Magnette show...

Il est "déçu", Olivier Chastel (MR). Le ministre du Climat, Paul Magnette (PS), a omis d'envoyer un bristol d'invitation à son "Printemps de l'Environnement" au secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Comme il avait oublié d'en envoyer à Charles Michel (MR). Les libéraux clament donc leur vexation. Mais pas à l'intéressé : "Je lui ferai la remarque la prochaine fois que je le verrai." Ni en temps utile : "On n'allait pas se plaindre alors qu'une invitation allait peut-être arriver l'avant-veille". En l'occurrence, elle n'était pas dans la boîte. Et voilà donc Chastel qui regrette que Magnette n'ait pas associé, à son "show médiatique", "tous ceux qui, au niveau fédéral, peuvent avoir un avis en la matière". Le climat est "un sujet qui traverse toutes les présidences européennes". "J'en discute avec mes 26 collègues européens, mais pas avec un partenaire du gouvernement, c'est surréaliste", soupire le libéral. "Ravi de cet engouement" pour son Printemps, Magnette, lui, rétorque que "le but était de viser l'efficacité et de coordonner l'action du gouvernement fédéral et des régions dans les matières où il y a besoin", pas de "parler de tous les aspects environnementaux ou climatiques de la politique belge". En clair, inviter les deux MR "n'était pas nécessaire en terme de fonctionnement politique".

... mais Leterme ne tranche pas

prié par les libéraux d'arbitrer cette "rupture de la collégialité" au sein de son équipe (6/4), le Premier ministre renvoie le socialiste et les MR dos à dos et ne tranche pas. Et puis, dit-on dans son entourage, "depuis quand "La Libre" est-elle devenue le secrétariat du Conseil des ministres ?" C'est vrai que l'agenda des ministres est tellement bien coordonné...

Lizin et les Wallonnes se dévoilent

AVANT d'envoyer une délégation a pékin pour y faire progresser de façon décisive la cause des femmes chinoises, la commission wallonne du Conseil des femmes francophones de Belgique, que préside Anne-Marie Lizin (PS), a ajouté aux malheurs de Jacques Rogge, le très secoué président du Comité international olympique. Elle lui rappelle, dans une lettre ouverte péremptoire, que si le CIO veut interdire les insignes à caractère "politique" tels que celui que les athlètes français voulaient très modestement arborer lors des Jeux, il lui faut aussi proscrire les expressions d'opinions religieuses comme le voile, que l'Iran et l'Afghanistan entendent imposer à leurs sportives. On ignore à ce stade si, sur les droits de la femme comme sur ceux de l'homme, le CIO choisira de se voiler la face.