Le chanteur Paul Severs aurait fait le salut nazi

Le chanteur à succès flamand Paul Severs a été surpris à faire le salut nazi, le week-end dernier, au cours d’une fête organisée par les étudiants gantois. Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme envisage de déposer plainte contre l’intéressé qui affirme qu’il ne s’agissait que d’une blague innocente. Une vidéo de l’incident circule actuellement sur Internet. L’incident s’est produit alors qu’il chantait "Ik ben verliefd op jou" qu’il interprète en plusieurs langues.

Quand il a commencé à chanter en allemand, un spectateur a crié "Hitler" et Paul Severs a alors spontanément fait le salut hitlérien. Mais il affirme qu’il n’a jamais eu l’intention de blesser qui que ce soit. Et d’ajouter que ce genre d’incident ne s’était jamais produit et qu’il ne se reproduira plus. Le chanteur présente ses excuses aux personnes qui ont été choquées. Le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme a pris l’incident au sérieux et envisage de porter l’affaire en justice.

Le Pr Demotte donne sa vision du fédéralisme

Blocus ou pas, le professeur Rudy Demotte est allé donner une conférence à l’université de Mons, lundi soir. Sur la manière de désendetter la Communauté française tout en répondant au malaise exprimé par les enseignants ? Sur la manière de gérer au sein d’un gouvernement les sorties médiatiques d’une présidente d’un parti membre de la coalition ? Sur la perception du personnage de Robin des Bois à travers les âges ? Non, vous n’y êtes pas. Le double ministre-Président wallon et francophone donnait sa leçon sur le thème "Quel fédéralisme pour quelle Belgique et quelle Wallonie ?" L’octroi de compétences nouvelles à la Région wallonne sans les moyens financiers équivalents aliénerait le développement de la Wallonie, a averti le socialiste, relayé par l’agence Belga.

et constate la "réalité cruelle" de la Flandre

Devant un public d’étudiants et de représentants du monde académique, le ministre-Président wallon et de la Communauté française (pardon, Fédération Wallonie-Bruxelles) a longuement évoqué les négociations fédérales et les relations communautaires, en disant constater la "réalité cruelle" de la Flandre d’aujourd’hui, qui fait que la plupart des partis flamands sont acquis à la communautarisation des soins de santé et des allocations familiales. A propos de l’hypothétique création d’un front progressiste qui traverserait les frontières communautaires, il a dit ne pas trouver de message clair au SP.A permettant de créer un tel front. "Entre les modèles de Vande Lanotte, de Tobback, de Gennez ou de Vandenbroucke, j’ai du mal à trouver le fil rouge", a-t-il dit. En attendant un message clair, les autres partis francophones sont d’accord pour défendre certaines valeurs, alors un espace se crée, a-t-il dit, ajoutant qu’en Flandre, si le SP.A suivait le PS sur certains points, il serait accusé de faire un pacte avec le diable. Il s’en est également pris à l’image fausse et négative des Wallons et des francophones propagée en Flandre.