Leopold Lippens sous surveillance policière

Le bourgmestre de Knokke, Leopold Lippens, a dit ne rien savoir de son placement sous protection policière, a-t-il notamment indiqué au journal "De Morgen". Fin mars, un homme se faisant passer pour un agent de la Sûreté de l’Etat a cherché à le localiser, indiquait jeudi "La Dernière Heure". Un néerlandophone s’est adressé fin mars au Royal Zoute Golf Club, que fréquente M. Lippens. Il désirait savoir à tout prix et tout de suite où se trouvait le comte, ce qui a éveillé la méfiance du club, qui a pris contact avec la police. Celle-ci surveillerait Leopold Lippens depuis. Le comte s’est étonné jeudi de lire cette information et s’en est référé au parquet de Bruges. Ce dernier a indiqué ne rien savoir et s’est refusé à tout commentaire. La police de Knokke-Heist a, quant à elle, bien voulu confirmer l’information. "Il est vrai qu’un appelant anonyme s’est présenté comme quelqu’un de la Sûreté de l’Etat pour pouvoir atteindre le bourgmestre. Mais la surveillance policière doit être nuancée. Le bourgmestre n’est pas pris en filature ; il est juste surveillé", explique la police. La vigilance accrue de la police s’inscrit également dans le cadre de contrôles menés actuellement en raison de récents vols de bijoux. Pour rappel, une dame originaire d’Anvers s’est fait voler mardi soir un bijou de grande valeur à Knokke-Heist. Elle faisait un tour en vélo, vers 19 h 00, sur la Sparrendreef, lorsque deux hommes encagoulés l’ont tirée de son vélo. Ils lui ont violemment arraché la bague qu’elle portait, d’une valeur de 120 000 euros. "Il y a des patrouilles supplémentaires dans tout le quartier. " Du côté de la Sûreté de l’Etat, personne n’était disponible jeudi vers midi pour commenter l’affaire Lippens.

Des opérations budgétaires peu orthodoxes ?

Les opérations comptables de la fin de l’année 2011 réalisées par le ministre wallon du Budget, André Antoine (CDH), inquiètent le MR. Selon le chef de groupe Willy Borsus, deux types d’opérations, budgétairement peu orthodoxes, ont eu lieu à la fin de l’année passée dans l’administration wallonne. Le paiement d’ordonnances émises en cours d’années et ayant été visées par la Cour des comptes a été bloqué sur injonction du ministre. Et certaines ordonnances bloquées ont été reportées à l’année suivante, à charge du budget 2012. "S’il peut être normal que certains ordonnancements de fin d’année ne soient pas effectivement payés, faute de temps, avant le début de l’année suivante, il n’est en revanche pas admissible que les paiements soient bloqués sur injonction", a souligné M. Borsus. Interrogé, le ministre s’est défendu de toute entorse aux règles budgétaires. La fin de l’année approchant, il est classique que les différents départements ministériels accomplissent bon nombre de paiements pour utiliser leurs crédits. Le 30 décembre 2011 à 13 h 28, le ministre a donc ordonné le blocage de tous les paiements. Il aurait en effet été techniquement impossible de réaliser tous ces paiements. Les différents ministres étaient d’ailleurs au courant de la situation, dit-il. "Cela s’est toujours passé comme cela", a-t-il ajouté. Si le ministre a dû personnellement intervenir, c’est en raison de l’absence pour raisons de vacances du directeur-général de la direction du Budget du Service public de Wallonie (SPW).