La police se montre très inquiète quant à l'attitude que pourraient avoir les dockers du port d'Anvers lors de la manifestation qui sera organisée dans la métropole flamande le 24 novembre prochain, rapportent lundi De Morgen et Het Laatste Nieuws. Selon des sources internes, l'un des syndicats craint des actes de violence de la part de certains de ses membres, qui ne seraient autre que des dockers, écrivent les journaux.

Ces mêmes sources indiquent qu'elles ont entendu des échos sur le terrain faisant état d'un noyau dur qui veut revenir à des manifestations "à l'ancienne" afin d'être "enfin" entendu. Le nom de "Zwartberg", où deux personnes avaient perdu la vie en 1966 lors de violents manifestations contre la fermeture de mines, aurait même été cité.

"Nous avons reçu des signalements selon lesquels des travailleurs du port masqués vont chercher la confrontation avec des armes de fabrication artisanale", indique Michel Goyvaerts, du syndicat policier SNPS. Il demande dès lors que la police anversoise reçoive le soutien d'autres corps et appelle urgemment à pouvoir s'entretenir avec le bourgmestre d'Anvers Bart De Wever (N-VA).