Selon "De Tijd", un plan de réorganisation de la police est entre les mains du ministre de l’Intérieur, Jan Jambon (N-VA). Il privilégie la privatisation, notamment vers des sociétés de gardiennage, d’un nombre important de tâches policières.

Le privé pourrait visionner les images des caméras de surveillance des lieux publics, surveiller des endroits comme les parkings ou les zones récréatives, patrouiller dans les rues commerçantes au moment des fêtes (de fin d’année) mais aussi dans le quartier diamantaire, à Anvers, comme à proximité des bâtiments de la communauté juive ou d’autres lieux sensibles.

Les policiers ne s’occuperaient plus du rapatriement des illégaux, de la signalisation des zones d’accidents sur les autoroutes, des campagnes d’éducation à la sécurité routière. La police montée pourrait disparaître et les escortes protocolaires ne seraient plus confiées à la police.

Trop tôt pour se prononcer

Le cabinet Jambon a affirmé, mardi, qu’il était trop tôt pour définir le contenu des tâches futures de la police. "La décision du ministre ne tombera pas avant plusieurs semaines", précise le cabinet, pour qui le plan (qui date du 1er juillet) n’est qu’un document parmi d’autres.

La CSC Services publics, qui craint la disparition de 10 000 policiers, estime que l’effet cumulé d’un recrutement diminué, d’une diminution des budgets de fonctionnement et d’investissement (- 45 % entre 2007 et 2013) et d’une réduction des missions dévolues à la police fédérale, équivaut à vouloir vider un service public de sa substance au profit du privé.