Soixante-sept millions d’euros par an. Et 600 équivalents temps plein. La politique des grandes villes finance, à partir du fédéral, toute une série de missions de proximité (gardiens de parcs, stewards de prévention, notamment) devant répondre aux problématiques spécifiques rencontrées dans les grandes agglomérations du pays, Bruxelles, Lièges, Gand et Anvers en tête.

Une politique source de blocage au gouvernement fédéral, apprenait-on hier à l’issue du conseil des ministres restreint. Pas d’accord, en effet, sur la reconduction, en 2011, de ce budget.

Le ministre en charge de cette politique, Michel Daerden (PS) a été prié d’apporter quelques précisions quant à l’affectation future de ces fonds, surtout par le vice-Premier Steven Vanackere (CD&V), suivi en cela par les libéraux, indiquaient des sources socialistes.

Selon certains échos, ce dossier fait polémique au sein de l’exécutif fédéral. D’aucuns estimant que ce niveau de pouvoir n’est tout simplement pas compétent pour ce genre de missions. Et que cette matière est de toute façon destinée à être régionalisée.

La rengaine est ancienne mais cette vision fâche certains au Parti socialiste où l’on fait remarquer que la régionalisation de la politique des grandes villes était au menu du rapport de préformation rendu par Elio Di Rupo.

On s’étonne donc des réticences exprimées hier en Kern. Le dossier reviendra sur la table du gouvernement le 9 novembre, après le congé de Toussaint.

Michel Daerden (PS) devra apporter les éclaircissements demandés par ses collègues du gouvernement. M. Co.