La psychiatrie infantile élargit son offre

La psychiatrie infantile élargit son offre
© Demoulin

Belgique

P.D.G.

Publié le - Mis à jour le

D ans le passé, les problèmes psychiatriques des jeunes et des enfants n'ont pas assez été reconnus mais il y a aussi une augmentation importante de demandes de soin dans ce domaine.´

Le constat est posé par la ministre fédérale de la Santé publique, Magda Aelvoet, qui a fait le point sur l'augmentation de l'offre actuelle en matière de soins de santé mentale pour les enfants et les jeunes. Une augmentation, signe d'un besoin criant en la matière. Listes d'attente des centres ambulatoires ou résidentiels, escalade des problèmes psychiques lors des situations de crise et comportement délinquant de plus en plus marqué en témoignent.

La réponse à cette demande s'est concrétisée de quatre manières.

1 Depuis le début de l'année, la psychiatrie infanto-juvénile est officiellement reconnue dans le cadre de la spécialité `psychiatrie´. Leur nombre est légalement fixé à 300 pour les médecins généralistes et 400 pour les spécialistes. De 39 établissements de formation, le nombre est passé à 59.

2 D'ici 2003, le nombre de lits destinés à la psychiatrie infantile dans les hôpitaux atteindra 950. Une augmentation de 30 pc, par rapport à fin 2000, possible notamment grâce à l'inauguration cette année de trois nouvelles unités, comptant chacune vingt lits (15 temps plein et 5 temps partiel) à l'Université Libre de Bruxelles, à l'Université de Gand et à l'hôpital psychiatrique public de Geel.

Dès le 1er novembre 2002, cinq unités de traitement spécialisées avec 8 lits seront opérationnelles sur décision du Conseil des ministres. Un engagement pris le 25 mars 2002 pour faire face à la problématique des jeunes délinquants, enfermés à Everberg, mais nécessitant un traitement psychiatrique. `Everberg n'est pas un endroit approprié pour ces jeunes-là qui, de plus, y prennent des places qui pourraient être occupées par des purs délinquants´, explique Magda Aelvoet.

3 Trois projets pilotes sont en voie de lancement. Une circulaire vient d'être adressée aux établissements disposant d'une unité de psychiatrie infantile et qui voudraient se porter candidats pour ces projets.

Le premier a trait à la thérapie familiale, soit la réinsertion du jeune psychiatriquement troublé au sein d'une famille. Une forme de soins qui a fait ses preuves en France et aux Pays-Bas et dont la ministre de la Santé publique aimerait évaluer la potentielle mise en oeuvre.

Ensuite, trois unités spécialisées de traitement seront créées à l'intention des jeunes présentant des troubles sérieux du comportement et des jeunes gens agressifs. Un système analogue existe déjà depuis plusieurs années pour les adultes. Et enfin, l'`outreaching´, soit l'intervention dans les situations de crise, la prévention des escalades et des admissions en résidentiel. Onze équipes constituées d'un psychiatre à temps partiel, d'un psychologue clinicien et d'une infirmière en psychiatrie seront chargées de ce soutien en milieu familial.

4 Une réorganisation du secteur a été décidée entre les différents ministres compétents.

© La Libre Belgique 2002

A lire également

Facebook

Cover-PM

cover-ci

Immobilier pour vous