Le député fédéral Laurent Louis a été relaxé samedi vers 22 heures après son interpellation par les policiers de Mons suite à une altercation avec la police. Laurent Louis était en train de distribuer des tracts et de récolter, sans autorisation, des signatures samedi dans le centre-ville de Mons en vue des prochaines élections, quand la police est intervenue.

Il a, selon le Parquet de Mons, refusé de présenter ses papiers et de soumettre à la procédure de contrôle. Les forces de l'ordre ont été prises à partie lors de l'interpellation, des policiers ayant été filmés pleine face par les manifestants. Une policière a été victime d'un fait de rébellion de la part d'un des militants et projetée au sol. Victime d'une fracture du coude, elle subit une incapacité de 15 jours minimum.

Laurent Louis et un de ses militants, qui ont dans un premier temps refusé d'obtempérer et de présenter leurs documents d'identité, ont été privés de leur liberté. Après audition, ils ont été relaxés samedi vers 22 heures. L'enquête judiciaire de la PJF de Mons se poursuit.

"On reste dans un processus démocratique"

"Toute distribution de tracts ou récolte de signatures doit faire l’objet d’une autorisation du bourgmestre que les intéressés n’avaient pas. Tout a démarré de là",confirme Marc Garin, chef de corps de la zone de police Mons - Quévy.

"Ce qu’il faut retenir de tout cela, c’est que Monsieur le procureur du Roi a décidé d’une privation de liberté judiciaire", souligne Marc Garin. "On reste donc dans un processus démocratique pour faire la synthèse."

Outre dans un premier temps l'incident avec la police… Laurent Louis – dont l’immunité parlementaire a pour rappel été levée en décembre 2013 – ayant en sus "refusé de s’identifier" pour que les services de police puissent "dresser PV".

"En tout cas, il n’y pas a eu d’instruction donnée par l’autorité administrative préalablement à l’intervention policière. Ce qu’il s’est passé est d’une toute autre nature qu’une simple question d’autorisation", réagit quant à lui Nicolas Martin, bourgmestre (PS) faisant fonction à Mons.

Et d'ajouter : "Ce n’était d’ailleurs, à ma connaissance, pas la première fois qu’ils récoltaient des signatures sur la Grand-Place sans avoir la moindre difficulté. Il y a cette fois eu d’autres éléments qui sont intervenus et ont mené à ces deux arrestations judiciaires."

Sachez enfin qu'une centaine de partisans de Laurent Louis ont attendu sa libération jusqu'à 22 h 30 devant les locaux de la police judiciaire fédérale de Mons, Chemin de l’Inquiétude !

"La démocratie s’arrête apparemment aux portes du royaume d’Elio Di Rupo. Heureusement, la magistrature en le libérant a sauvé l’honneur perdu de nos autorités politiques", s’est aussitôt réjoui Me Sébastien Courtoy, son conseil qui s'est rendu sur place et a obtenu tant sa libération que celle de son militant.


Communiqué du Parquet de Mons : "Les forces de l'ordre prises à partie"

"Le député fédéral LAURENT LOUIS accompagné d'une vingtaine de ses militants récoltait des signatures et distribuait des tracts aux environs de la Grand'Place de MONS."

"Ils ne disposaient d'aucune des autorisations pour ce faire. A plusieurs reprises, les policiers de la Ville de MONS leur ont demandé de cesser leurs agissements, mais sans succès. Au cours de l'une de ces interventions les forces de l'ordre ont été prises à partie", commente-t-on au parquet de Mons.