Vocation. Victime, mardi, d’un traumatisme crânien, le commissaire divisionnaire Pierre Vandersmissen, originaire du Brabant wallon, a rejoint la police par vocation et selon ses hommes ne vit que pour elle, même s’il est marié et père de famille. Formé à l’école de la gendarmerie par le célèbre colonel Guido Torrez, commandant du district de Bruxelles, Pierre Vandersmissen a rejoint, à la suite de la réforme des polices, la zone de police Bruxelles-Capitale-Ixelles. Il est désormais le spécialiste du maintien de l’ordre et un directeur de l’intervention que son personnel respecte parce que, dit-on, il défend ses troupes en toutes circonstances.

Il ne recule jamais. Même ceux qui n’apprécient pas particulièrement ses méthodes parfois matamoresques lui reconnaissent du courage. "Il ne recule jamais devant l’obstacle", dit de lui un collaborateur. D’autres "professionnels" sont plus mitigés à son endroit, estimant que le responsable du maintien de l’ordre n’a pas à monter en première ligne, sans précaution ni protection et que la morgue dont peut faire preuve l’officier peut être perçue comme de la provocation. "Il applique le règlement à la lettre et ne supporte pas qu’on lui manque de respect", tempère un de ses hommes.

Polémique. Récemment, le commissaire a été au centre d’une polémique. A la suite des attentats de Bruxelles, des membres de la Ligue des droits de l’homme se sont présentés à la Bourse. La police était sur place, M. Vandersmissen en tête, qui n’a pas hésité à embarquer manu militari le président de la Ligue, Me Alexis Deswaef. Celui-ci a peu goûté aux méthodes musclées du pandore et l’a fait savoir. Les deux hommes se connaissent. Me Deswaef a défendu des Congolais ayant déposé plainte contre M. Vandersmissen pour traitement dégradant, abus d’autorité et racisme, à la suite d’une manifestation en 2012. Le commissaire et six autres policiers ont bénéficié d’un non-lieu en novembre 2015.